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lundi 10 novembre 2014

Tu me manques de Harlan Coben

Editeur : France Loisirs
Nombre de pages :462
Prix : 17€95

Quatrième de couverture : Un site de rencontres, un visage aimé disparu depuis 18 ans, et une chanson, Tu me manques.... La vie de Kate, inspectrice new-yorkaise, va basculer dans l'horreur... Kate n'a jamais oublié ses vingt-deux ans. D'abord, son père, policier à la NYPD se fait tuer, puis c'est Jeff son fiancé qui la quitte brusquement et disparaît... Quel choc, dix-huit ans plus tard, lorsqu'elle découvre la photo de Jeff sur un site de rencontres sous une nouvelle identité ! Piqué par sa curiosité de policière, mais aussi blessée dans son coeur de femme, Kate plonge alors dans l'affaire la plus terrifiante et sordide de sa carrière.... Au même moment, nouveau choc : le meurtrier présumé de son père remet tout en question sur son lit de mort. Qui a tué le père de Kate ? Et qu'est-il arrivé à Jeff ?
Mon avis : Kate est une fille sympathique, avec une vie plutôt bien rangée. Son boulot de flic, ses cours de yoga, et ses sorties avec sa meilleure amie Stacy. Mais Kate vit avec le souvenir de son père décédé, tué sur ordre d'un malfrat, et son fiancé parti peu de temps après. Entre enquête personnelle et son boulot, la vérité va éclater.
Quand Brandon un adolescent dont la mère a disparue contacte Kate, celle-ci ne comprend pas pourquoi il s'adresse à elle. Le mystère autour de cette rencontre est très bien mené. Moi-même je me suis laissé entrainer... Le personnage de Brandon aurait mérité d'être un peu plus travaillé. Une touche d'humour ou de dérision aurait apporté un plus, pour que son personnage soit plus attachant.
Harlan Coben nous emmène dans les rues de New York, à travers une enquête sans temps morts, à la recherche de la mère de Brandon, mais aussi de l'ex fiancé de Kate. Pourquoi celui-ci est-il parti du jour au lendemain ? Là, c'est l'étape ou j'échafaude mille et une théories. J'adore essayer de deviner la fin, mais avec Harlan Coben c'est toujours un échec.
Lorsque Kate découvre un lien entre la mère de Brandon, Dana, et son ex fiancé, la situation va prendre une tournure des plus mystérieuses. Trop de coïncidences qui convergent toutes vers Kate. Et bientôt ce n'est plus juste la mère de Brandon qui disparait, mais plusieurs personnes, hommes et femmes. 
J'ai beaucoup aimé le stratagème et la mise en scène des disparitions par Titus, le méchant de l'histoire. Il attire ses proies via des sites de rencontre, leur propose un week end, et au final, les pigeons se retrouvent enfermés dans un cercueil de fer, au milieu d'une propriété dans les bois... L'angoisse est au rendez-vous, et une fois de plus Harlan Coben fait durer le suspense à la perfection. Pour une fois, l'auteur nous offre des scènes un peu plus noires que dans ses autres romans.
Grâce à cette enquête, Kate arrive à ouvrir des portes qui concerne son passé et celui de Jeff, et va réussir à connaître la vérité concernant la mort de son père. Cette vérité n'est dévoilée que dans les toutes dernières pages, pour mon plus grand plaisir. Une fin inattendue et au-delà de mes espérances.
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lundi 6 octobre 2014

Le syndrome E de Franck Thilliez

Editeur : Pocket
Nombre de pages : 510
Prix : 8€10

Résumé : Une étrange affaire bouleverse l’été de Lucie Hennebelle, lieutenant de police à Lille où elle vit avec ses jumelles. Un de ses ex-petits amis a perdu la vue en visionnant un court métrage acheté au fils d’un collectionneur décédé. Un film muet, anonyme, mais surtout, un film à la mise en scène malsaine et au scenario énigmatique. Au même moment, le commissaire Franck Sharko, ancien de la Criminelle et analyste comportemental à l'OCRVP (Office Central pour la Répression des Violences aux Personnes) suit un traitement par stimulations magnétiques au cerveau à cause d’une schizophrénie tenace. Il cède à l’appel du terrain à la demande de son supérieur. Dans le Nord de la France, cinq corps d’hommes impossibles à identifier ont été retrouvés deux mètres sous terre. Mains coupées, dents et yeux arrachés, boîte crânienne tranchée, cerveau disparu, tous en état de décomposition avancé. Alors que Lucie découvre les horreurs que cache le film, un mystérieux Québécois l’informe par téléphone du lien ténu qui existe entre cette bobine et l’histoire des cinq corps. Une seule et même affaire grâce à laquelle Lucie et Sharko, si différents et pourtant si proches dans leur conception du métier, vont se rencontrer et mettre le doigt sur un mal inconnu baptisé le syndrome [E]…

Mon avis : Un vrai plaisir de retrouver Lucie Hennebelle et Franck Sharko dans le même roman. Deux personnages écorchés, chacun avec un passé douloureux, qui les hante chaque jours et chaque nuits. Lucie est confrontée à ses instincts de flic, mais aussi à son rôle de mère qu’elle a du mal à gérer.
Quand un ancien amant à elle la contacte suite au visionnage d’un étrange film qui la rendu aveugle, elle ne se doute pas que derrière ce film, se cache une sombre histoire, reliée à la nouvelle enquête de Sharko.

Le roman nous entraine au Caire, au Canada, dans le sud de la France, c’est un vrai voyage, autant à travers le monde, qu’à travers l’esprit humain aussi torturé soit-il.

Généralement, je ne suis pas très attiré par les histoires qui parle de génétique, du fonctionnement cerveau humain, le côté médecine me barbe un peu, et parfois je trouve que ça alourdit un roman. Mais dans cette histoire, Franck Thilliez a su créer une intrigue médicale parfaitement dosée, et simple à comprendre pour un petit esprit comme le mien.

Quant au duo Sharko/Hennebelle, il fonctionne à merveille. Grâce à cette enquête, une relation intime va naître entre eux pour mon plus grand plaisir. Je suis heureuse pour ses personnages aux vies si dures. Je me suis beaucoup attaché à ces deux personnages au fils de mes lectures.

Le bilan, une bonne lecture, pas transcendant par rapport à La chambre des morts ou La mémoire fantôme, mais encore une fois Franck Thilliez s’impose comme un maître dans la catégorie des thrillers.
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jeudi 2 octobre 2014

Le tribunal des âmes de Donato Carrisi

Editeur : Le livre de poche 
Nombre de pages : 543
Prix : 7€60

Résumé : Rome, sa dolce vita, son Capitole, ses foules de pèlerins, ses hordes de touristes. Sa pluie battante, ses sombres ruelles, ses labyrinthes souterrains et ses meurtriers insaisissables. Marcus est un homme sans passé. Sa spécialité : analyser les scènes de crime pour déceler le mal partout où il se terre. Il y a un an, il a été grièvement blessé et a perdu la mémoire. Aujourd’hui, il est le seul à pouvoir élucider la disparition d’une jeune étudiante kidnappée. Sandra est enquêtrice photo pour la police scientifique. Elle aussi recueille les indices sur les lieux où la vie a dérapé. Il y a un an, son mari est tombé du haut d’un immeuble désaffecté. Elle n’a jamais cru à un accident. Leurs routes se croisent dans une église, devant un tableau du Caravage. Elles les mèneront à choisir entre la vengeance et le pardon, dans une ville qui bruisse encore de mille ans de crimes chuchotés au cœur du Vatican. À la frontière de la lumière et des ténèbres.

Mon avis : J'ai eu un peu de mal avec le début du roman. Plusieurs histoires en parallèles, beaucoup de personnages, je me demandais quel était le lien entre eux, ce qui allait les réunir, et puis au bout d'une centaine de pages, tout s'est imbriqué.

Une intrigue toute particulière. Un tueur en série retrouvé dans le coma chez lui par la sœur d'une de ses victimes. Un jeune homme retrouve l'assassin de sa mère, grâce à une lettre anonyme. Un père va retrouver sa fille disparue grâce à cet homme mystérieux... Qui tire les ficelles, qui est cette personne qui permet aux gens qui ont perdus un être cher, de se venger. Énigmes et questions hantent se roman.

Le personnage de Marcus est rempli de mystères, et les réponses à mes questions le concernant se trouvait à la fin du roman. Je n'ai pas été déçu. D’ailleurs toutes les réponses se trouvent à la fin du roman, dans les dernières pages. L'auteur nous met au supplice pendant toute la lecture. Sandra, est toute aussi attachante que Marcus. Elle a perdu son mari dans des circonstances tragiques, et j'ai eu pour elle beaucoup d’empathie. Son mari, David, est un des personnages clés du roman.

Une fois de plus, Donato Carrisi a su s'imposer en maître du thriller. Une histoire qui m'a fait voyager dans la Rome antique, un vrai plaisir qui par moments m'a rappelé mes vacances là-bas. A lire absolument ! 
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dimanche 31 août 2014

Chiens de sang de Karine Giébel

Editeur : Pocket
Nombre de pages : 253
Prix : 6€20

Quatrième de couverture : Ils sont là. Derrière. Ils approchent. Aboiements. Tonnerre de sabots au galop... La forêt est si profonde... Rien ne sert de crier. Courir. Mourir. C'est le plus dangereux des jeux. Le dernier tabou. Le gibier interdit... Le hasard les a désignés. Diane aurait dû rester à l'hôtel, ce jour-là. Au mauvais endroit, au mauvais moment... Maintenant, ils sont derrière, tout près. Courir. Mourir. Quant à Rémy le SDF, s'il a perdu tout espoir depuis longtemps, c'est la peur au ventre qu'il tente d'échapper à la traque. Ils sont impitoyables, le sang les grise. Courir. Mourir. C'est le plus dangereux des jeux. Qui en réchappera ?
 
Mon avis : Une course contre la mort haletante. Rémy, se SDF qui s'est fait avoir parce qu'il a bon cœur, et se retrouve au milieu d'une vraie chasse à l'homme. Des hommes grisés par leur envie de meurtre organisent des chasses, et le gibier n'est autre que des SDF, des immigrés sans papiers, et autres âmes perdues. Diane, elle, n'a fait que croiser Rémy plusieurs fois. Des regards échangés, quelques mots, rien en commun, et pourtant leurs destins seront mêlés en cette sombre journée d'octobre.
 
Comme à son habitude, Karine Giébel nous emmène dans un monde ou les monstres ont allure humaine, et la mort n'est jamais très loin. Un roman puissant, prenant, sans temps mort. Des personnages attachants, touchés par une fin tragique.

Karine Giébel est à lire sans modération !
 
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samedi 9 août 2014

Possession de Peter James

Editeur : Milady
Nombre de pages : 410
Prix : 7€60
 
Quatrième de couverture : Fabian Hightower a été tué dans un accident de voiture en France. C'est du moins ce que la police annonce à sa mère, Alex. Mais elle ne peut pas y croire : elle a vu Fabian le matin même dans sa chambre. Fabian ne peut pas être mort. Après les funérailles, l'imagination d'Alex commence à lui jouer des tours. Le visage de son fils apparaît sur des photographies qu'elle vient juste de développer, un message de lui s'inscrit sur son écran d'ordinateur, des événements encore plus étranges et effrayants surviennent. Terrorisée, Alex fait appel à un médium qui lui annonce que Fabian veut revenir et qu'il lui cachait un sombre secret...
 
Mon avis : Une histoire qui promettait quelque chose d'intéressant et qui finalement c'est révélé décevant. Lorsque Fabian est déclaré mort dans cet accident, pour les parents c'est comme si leur plante verte était morte. Aucune émotion, aucun cri ni désespoir, ils reprennent leur vie comme si de rien n'était.
 
La mère, Alex, est éditrice, divorcée du père, David, viticulteur qui ne pense qu'à reproduire un nouveau Chardonnay. Malheureusement il n'a aucun talent pour ça et ne s'en rend pas compte. A mes yeux ce personnage est vraiment pathétique. Il pense pouvoir percer dans le métier alors qu'il n'y connait rien. Son fils meurt et lui ne pense qu'à s'acheter une nouvelle cuve. Et pendant que son ex-femme devient complètement folle à cause de ses visions, il fait comme si de rien n'était. Alex, la mère, est tout aussi agaçante. Pendant toute la durée du roman elle va s'en cesse se demander si le spiritisme existe. Un jour c'est oui, un jour c'est non. Elle passe son temps à se plaindre à son ami Philippe qui lui voudrait bien la mettre dans son lit. Des personnages agaçants et ennuyeux, une histoire où il ne se passe strictement rien. A chaque fois je me disais "là maintenant ça va devenir intéressant", et bien non, ça retombe comme un soufflé.
 
Idem pour le personnage d'Otto, meilleur ami de Fabian qui survit dans l'accident. Un personnage mystérieux, parfois angoissant, qui a une part importante dans l'histoire, n'est pas assez exploité lui aussi. A la fin du roman, je me suis même demandé quel était son rôle finalement. Méchant ? Gentil ? Que faisait-il là lors de la scène finale ?! Grosse déception de ce côté-là.
 
C'est très dommage car quand vient la chute de l'histoire et qu'on apprend qui est réellement Fabien, et ce qu'il cachait à sa mère, l'histoire aurait vraiment pu tirer son épingle du jeu. A croire que l'auteur n'a pas relu son roman une fois terminé. Une très bonne intrigue qui malheureusement est très mal exploitée. Vraiment déçue par ce livre, je m'attendais à mieux de la part de cet auteur qui m'avait séduite avec Hypnose.
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lundi 28 juillet 2014

Purgatoire des innoncents de Karine Giébel

Editeur : Fleuve Noir
Nombre de pages : 594
Prix : 20€

Quatrième de couverture : Je m'appelle Raphaël, je viens de passer 14 ans de ma vie derrière les barreaux. Avec mon frère, William, et deux autres complices, nous avons dérobé 30 millions d'euros de bijoux. Ç'aurait dû être le coup du siècle, ce fut un bain de sang. Deux morts et un blessé grave. Le blessé, c'est mon frère. Alors, je dois chercher une planque sûre où Will pourra reprendre des forces.
"Je m'appelle Sandra. Je suis morte il y a longtemps dans une chambre sordide. Ou plutôt, quelque chose est né ce jour là..."
Je croyais avoir trouvé le refuge idéal. Je viens de mettre les pieds en enfer.
"Quelque chose qui parle et qui marche à ma place. Et son sourire est le plus abominable qui soit..."

Mon avis : Un huit clos poignant, sans fausses notes. Comme à son habitude Karine Giébel nous emmène dans un monde dangereux ou une bande de cambrioleurs pensait pouvoir se cacher tranquillement dans une maison de campagne après le braquage d’une bijouterie. Sandra, la propriétaire de la maison et vétérinaire du village, est prise en otage par les quatre complices. Raphaël leur chef, veut qu’elle soigne son frère William, blessé lors du cambriolage.
 
Raphaël est un truand réputé de Marseille, braqueur, voleur, il a déjà passé une grande partie de sa vie en prison. Il décide que ce braquage sera le dernier, et que pour rien au monde il ne retournera en prison. Malgré son côté mauvais garçon, Raphaël est un homme bien, avec des principes, et de grandes valeurs familiales. Au court de l’histoire, sa relation fraternelle avec William sera mise à rude épreuve. J’ai beaucoup aimé son personnage, durcit par ses années de prison, il s’est forgé une carapace, mais peut parfois être très touchant.


William son plus jeune frère, va tout quitter, ses études, sa petite amie et va partir s’installer à Troyes, en attendant la sortie de prison de Raphaël, qui est enfermé à la prison de Clairvaux. C’est après qu’ils commettront se hold-up qui va sceller leur destin. Anthony le troisième frère, est mort, tué par balle sur un trottoir de Marseille. William est le personnage le plus attendrissant du roman. Un petit frère blessé par les années d’absence de Raphaël et qui sacrifiera sa vie pour lui.


En s’installant dans cette maison, ils ne pouvaient pas s’imaginer que le mal y avait déjà posé ses valises. Sandra a tout l’air d’une femme qui a la tête sur les épaules, mais qui à certains moments perdra son sang-froid, et subira les colères de Raphaël. Son personnage est assez énigmatique, avec une personnalité aux multiples facettes. Elle va prévenir ses kidnappeurs qu’ils doivent absolument partir avant que son mari ne revienne. Qui est donc ce mari, et pourquoi nos quatre kidnappeurs devraient-ils avoir si peur de son retour ? C’est là toute l’intelligence de Karine Giébel. Nous garder en haleine à chaque instant. Je suis passé par tous les sentiments concernant Sandra. Haine, tristesse, pitié, empathie. Au final je n’ai pas réussi à la détester complètement, car elle aussi est une victime de toute cette histoire.


En parallèle un tueur en série kidnappe deux jeunes lycéennes à la sortie de l’école. Le rapprochement entre les deux histoires est vraiment bien tourné, même si on s’y attend un peu, la suite nous surprend par sa cruauté, son caractère violent, mais aussi par des moments fort en émotions. Une fin qui m'a coupé le souffle, qui se termine dans la souffrance et la peine, mais qui laisse sans voix.

Une nouvelle fois, Karine Giébel a su créer une ambiance incroyable, et rend ce roman addictif. Je vous le conseille !
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Meurtres pour rédemption de Karine Giébel

Editeur : Pocket
Nombre de pages : 990
Prix : 9€

Quatrième de couverture : Marianne, vingt ans. Les barreaux comme seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière. Indomptable, incontrôlable, Marianne se dresse contre la haine, la brutalité et les humiliations quotidiennes. Aucun espoir de fuir cet enfer, ou seulement en rêve, grâce à la drogue, aux livres, au roulis des trains qui emporte l'esprit au-delà des grilles. Grâce à l'amitié et à la passion qui portent la lumière au cœur des ténèbres. Pourtant, un jour, un porte s'ouvre. Une chance de liberté. Mais le prix à payer est terrifiant pour Marianne qui n'aspire qu'à la rédemption...



Mon avis : Marianne est un personnage au premier abord violent, une meurtrière qui a tué plusieurs personnes de sang-froid. Mais quand on va plus loin dans l’histoire on se rend compte qu’elle n’a pas eu une vie ordinaire. Des parents morts dans un accident quand elle n’était qu’une enfant, et une éducation faite par des grands-parents autoritaires, elle manquera cruellement d’amour.  Elle n’a que 20 ans quand sa vie bascule. Ca ne devait être qu’un cambriolage chez un petit couple de vieux, qui s’est terminé en meurtre, et prison à perpétuité. Pourquoi je les ai tués ? Cette question la torturera jusqu’à son dernier souffle. Aucune pitié lors du procès, Marianne la meurtrière doit être un exemple. Marianne de Gréville. Elle va très vite se faire un nom en prison, surtout après le passage à tabac qu’elle fera subir à une gardienne de prison qui finira ses jours en fauteuil roulant. Marianne doit se battre, survivre, elle le sait, si elle ne veut pas se faire ronger par la prison, ou simplement se faire tuer par une autre détenue. Quand on découvre le personnage de Marianne, on pense à une femme d’un certain âge vu son vécu, mais j’ai été très étonné d’apprendre qu’elle n’a que 20 ans au début du roman.


La maison d’arrêt de L. Sa nouvelle maison de torture. Là-bas, les règles sont différentes. Survivre, se battre, ça fait partie du jeu, mais pour le reste, Marianne devra puiser au fond d’elle-même pour ne pas sombrer.


Dans cette prison se cache des personnages, du plus horrible au plus complexe. Dans les matonnes on découvre Solange dite « la marquise » qui se fait une joie de torturer Marianne, aussi bien psychologiquement que physiquement. Un des personnages les plus cruels du livre. Justine qui se liera d’amitié avec notre meurtrière, Monique, à cheval sur les règles, et bien sûr Daniel. Le chef des matons. Au début je l’ai vu comme un monstre, mais très vite je n’ai eu plus que de la sympathie pour cet être à part, cet homme qui verra en Marianne une fille fragile, pleine de remords, et qui voudra tout faire pour la sauver de ses tortionnaires, et surtout l’aimer, plus que tout. Un amour qui s’avèrera destructeurs pour tous les deux.


Un jour trois policiers se présentent à elle au parloir. Un deal. Un meurtre contre la liberté. Marianne flaire le piège, mais hésite. Est-elle capable de ça ? Tuer ? Encore ? Elle l’a déjà fait et n’en a tiré aucun plaisir. 


Cette fois encore, Karine Giébel nous livre un roman noir, sombre, pleins d’amertume, et pour ma part de larmes. Je me suis prise d’affection pour Marianne et Daniel, mais j’étais aussi pleine de colère à certains passages. Aucun roman ne m’avait procuré une telle souffrance. C’est le genre de livre qui vous bloque la respiration, qui rend les personnages réels, et qui vous donne envie de les sauver de leur fin tragique. Car vous le savez aussi bien que moi, l’histoire d’un roman noir ne finit jamais bien…


Tout ce que j’espère c’est que la vie en prison n’est pas aussi horrible que celle décrite dans le roman, mais j’ai bien peur d’avoir tort… C’est une chose dont on parle peu. Si je devais conseiller un roman à lire dans toute une vie, ce serait celui-ci.
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vendredi 6 juin 2014

La patience du diable de Maxime Chattam

Editeur : Albin Michel
Nombre de pages : 489
Prix : 22€90

Résumé : Le Mal peut-il contaminer ceux qui le traquent ? Un go-fast pris en flag qui transporte bien pire que de la drogue… Deux ados qui tirent sur les passagers d’un TGV lancé à pleine vitesse… Des gens ordinaires découverts morts… de terreur. Le Diable mène le bal, le monde est devenu fou. Lieutenant à la Section de Recherche de Paris, Ludivine Vancker comprend bientôt qu’un fil sanglant relie ces faits divers. Rien ne pourra l’empêcher de remonter la piste à sa source. Aux racines de la peur. Après La Conjuration primitive, Maxime Chattam, dans ce thriller d’une maîtrise glaçante, sème plus que jamais le doute.

Mon avis : Comme chaque année j'attends avec impatience la sortie du dernier roman de Maxime Chattam. Contrairement aux autres romans de l'auteur, celui-ci ne fut pas un coup de cœur. Une bonne lecture certes, mais sans plus. Et vous n'imaginez pas ce que ça me coûte de dire ça, Maxime Chattam étant mon auteur préféré. Attention ! Je ne dis pas que le roman est mauvais bien au contraire, mais ce n'est pas celui qui m'a le plus marqué. Je m'explique :

Les ténèbres, le mal, reviennent plus fort que jamais. D'ailleurs, ils ne sont jamais vraiment partis... Maxime Chattam se fait un plaisir de nous les ramener chaque année. J'étais contente de retrouver Ludivine et son équipe. Une Ludivine complètement obsédée par le boulot et surtout par son enquête du Val-Segond qui est toujours là, près d'elle, comme un être qui rode... Et cette fois-ci, un mal bien plus sournois l'attend, le diable lui-même, et ses disciples. Un homme entre dans un restaurant, tire sur tout le monde avant de se donner la mort, deux étudiants montent dans un train afin d'exterminer ses occupants, et bien d'autres scènes toutes plus terrifiantes. Comme à son habitude, Maxime Chattam nous livre des moments angoissants, mais malheureusement je n'ai pas eu le grand frisson. Le problème est que j'ai l'impression de lire toujours la même chose, qu'il n'y pas beaucoup de renouvellement de la part de l'auteur. J'ai besoin de retrouver la terreur que j'ai pu éprouver en lisant la trilogie du mal.

Une bonne lecture, mais ce qui me manque je pense, c'est Joshua Brolin. Tout simplement...
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mercredi 14 mai 2014

L'écorchée de Donato Carrisi

Editeur : Calmann-lévy
Nombre de pages : 432
Prix : 21€90

 
"JE LES CHERCHE PARTOUT.
JE LES CHERCHE TOUJOURS."

Sept ans après s'être mesurée au Chuchoteur, Mila Vasquez travaille aux Limbes, le département des personnes disparues. L'enquêtrice excelle dans son domaine. Peut-être parce qu'elle est incapable d'éprouver la moindre émotion. Ou peut-être parce qu'elle-même porte dans sa chair la marque des ténèbres. On a tous ressenti l'envie de s'évanouir dans la nature. De fuir le plus loin possible. De tout laisser derrière soi. Or chez certains, cette sensation ne passe pas. Elle leur colle à la peau, les obsède, les dévore et finit par les engloutir. Un jour, ils se volatilisent corps et biens. Nul ne sait pourquoi. Bientôt, tout le monde les oublie. Sauf Mila.
ET PUIS, SOUDAIN, CES DISPARUS RÉAPPARAISSENT POUR TUER.
Face à eux, Mila devra échafauder une hypothèse convaincante, solide, rationnelle. Une hypothèse du mal. Mais pour les arrêter, il lui faudra à son tour basculer dans l'ombre.
 
Mon avis : Si vous n'avez pas lu le chuchoteur, n'ouvrez pas ce livre ! Car l'un ne va pas sans l'autre ! Donato Carrisi n'a pas juste du talent, c'est un génie ! Il a l'art de retourner une situation, de créer des éléments de surprises, et surtout nous offrir un suspense incroyable. Le couple, la relation fusionnelle Mila/Goran m'a beaucoup manqué au début du roman, mais l'arrivée de Berish estompe très vite se sentiment. 

Mila Vasquez a demandé à travailler aux Limbes. Un département de la police spécialisé dans la recherche de personnes disparues. Mais petit à petit ses personnes vont refaire leur apparition, mais pas en tant que victime... Un jour Klaus Boris débarque aux Limbes, et parle à Mila d'une affaire qui ne la laissera pas indifférente. Un des disparus de la salle des pas perdus, vient de commettre un crime de masse... Très vite d'autres crimes, et à chaque fois, un disparu en guise de meurtrier. Que se passe-t-il ? Où étaient ses gens ? Pourquoi reviennent-ils maintenant ? Beaucoup de questions qui je vous rassure ne resteront pas sans réponse.
 
Mila au début réticente face à cette nouvelle enquête, va tout de même se laisser happer par cette obscurité, ce mal qui l'attire tant. L'affaire la mettra sur le chemin de l'agent spécial Simon Berish, nouveau pilier dans la vie de Mila, après Goran (Le chuchoteur). J'aime beaucoup le personnage de Berish, le paria de la police attachant à qui l'on a envie de parler... Ensemble, ils vont vivre des moments palpitants, qui m'ont angoissé jusqu'au fond de mon lit. L'histoire est tellement intense qu'il m'était difficile de m'arrêter et de me coucher ! Je me demande même si je ne préfère pas cette deuxième enquête...
 
Donato Carrisi nous offre une fin terrifiante. Je me suis dit "mais où va s'arrêter le mal ?", et aussi "il nous faut la suite ! Vite ! Vite !"

Coup de coeur !
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vendredi 25 avril 2014

Le chuchoteur de Donato Carrisi

Editeur : Le livre de poche
Nombre de pages : 569 pages
Prix : 7€99
Existe sur liseuse

Résumé :
Cinq petites filles ont disparu.
Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière.
Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.

Depuis qu’ils enquêtent sur les rapts des fillettes, le criminologue Goran Gavila et son équipe d’agents spéciaux ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre, chaque indice les mènent à des assassins différents. La découverte d’un sixième bras, dans la clairière, appartenant à une victime inconnue, les convainc d’appeler en renfort Mila Vasquez, experte dans les affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement spartiate converti en QG, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire : tous les meurtres sont liés, le vrai coupable est ailleurs. Quand on tue des enfants, Dieu se tait, et le diable murmure…

Un époustouflant thriller littéraire, inspiré de faits réels.
Source : Fnac

Mon avis : Ce livre va tout simplement vous rendre accro. Une enquête policière sans longueurs, des énigmes et des rebondissements à chaque pages tournées, on en veut toujours plus ! Et quand arrive le moment ou vous vous dites "Nooooon c'est pas vrai ! J'y crois pas ! C'est pas possible !", c'est tout simplement que l'auteur est un génie et qu'il a réussi à vous emmener là où il voulait... J'ai tellement hâte de dévorer la suite L'écorchée, que je ne sais pas si je vais pouvoir attendre la sortie poche !
J'ai adoré les personnages de Mila Vasquez et de Goran Gavila. Ça faisait bien longtemps que je ne m'étais pas autant attachée à un personnage principal depuis Joshua Brolin (Maxime Chattam - La trilogie du mal - La conjuration primitive)

Même si certains passages sont assez durs, car ils concernent des enfants, je vous conseille de le lire ! Un thriller qui vous donnera des frissons, honnêtement je ne pouvais plus le fermer. Mon seul bémol, certaines questions qui restent sans réponses à la fin du roman... Dommage.
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jeudi 17 avril 2014

Hypnose de Peter James

Editeur : Milady
Nombre de pages : 383
Prix : 7€60

Résumé : Lorsque Charley voit la maison de ses rêves pour la première fois, c'est comme si elle l'avait toujours connue, qu'elle y avait déjà habité. Et lorsqu'elle y emménage avec son mari Tom, son impression se transforme en véritable certitude. Malheureusement, ce sont de bien sinistres souvenirs de cette vie antérieure qui la hantent. Des souvenirs si terrifiants et violents que Charley décide d'entamer des séances d'hypnose. Mais elle est loin d'imaginer l'ampleur de ce qui va lui être révélé...

Mon avis : Voici un livre qui mélange : surnaturel, thriller et romance, un cocktail vraiment parfait ! Tom et Charley emménage dans cette étrange demeure persuadés quelle sera le ciment qui unira de nouveau leur couple, et leur permettra d'avoir un enfant... Mais Charley n'est pas de cet avis face aux mauvaises vibrations qu'elle ressent vis à vis de cette maison... Impression de déjà vu, une présence toujours dans son dos, un vent froid qui vient lui glacer le cou... Que lui arrive-t-il ?

Son amie Laura va alors lui conseiller de voir un hypnotiseur afin de savoir ce qui a pu lui arriver dans une vie antérieur, et peut-être trouver la solution à ses problèmes conjugaux. Charley va très vite découvrir un monde qui la dépasse, une vie qui n'est pas la sienne mais qui est intimement liée à elle...

A travers les séances d'hypnose notre héroïne va découvrir des choses sur son passé, sur ses parents biologiques. Même si on devine très vite d'où elle vient, ça n'enlève rien à l'intrigue, car le mystère est préservé à la perfection par l'auteur qui nous tiens en haleine jusqu'à la dernière page. Dernière page qui m'a fait frissonner...

A lire d'urgence ! 
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mercredi 16 avril 2014

Je n'étais qu'un fou de Thierry Cohen

Editeur : Flammarion
Nombre de pages : 363
Prix : 19€90

Résumé : New York, Upper East Side. Samuel Sanderson est un écrivain célèbre et adulé qui profite de sa notoriété pour séduire ses lectrices... Jusqu'au jour où un curieux message lui arrive sur Facebook : "Je suis toi dans vingt ans. Et je viens t'avertir des drames à venir."

Qui se cache derrière cette mise en garde ? Un lecteur dément ? Un confrère jaloux ? Une femme délaissée ? Un proche qui voudrait lui faire changer de vie ? Ou s'agit-il vraiment de son double ?


Pris au piège, Samuel part à la recherche de son mystérieux messager. Une quête effrénée et paranoïaque qui le conduira aux frontières de l'amour et de l'impossible.


Mon avis : Encore un coup de cœur pour cette œuvre de Thierry Cohen. Dès le prologue, l'univers de ce livre et le talent de l'auteur me bouleverse. Un homme face à sa mort, qui en prend conscience et qui se livre dans ses derniers instants.

Le personnage de Samuel se perd dans un monde d'argent, de drogue, d'alcool, de luxure, il a quitté sa femme et sa fille pour cette vie, et malgré ça je le trouve attachant. Lui-même a conscience de faire des erreurs et de gâcher sa vie, mais il ne peut s'en empêcher. Il se rendra vite compte que les décisions qu'il prend ont un impact sur lui mais aussi sur ceux qui l'entoure. Sa fille ne veut plus le voir, son ex-femme a refait sa vie, son voisin l'entraîne au fond du gouffre, il passe ses journées sur Facebook à faire de nouvelles rencontres, exclusivement féminines...

Arrive alors ce double, cet homonyme... Samuel Sanderson dans 20 ans... L'intrigue est lancée et on en a pour notre argent ! Au début on pense qu'effectivement il s'agit de lui dans vingt ans, il possède des informations que seul le vrai Samuel peut connaître, puis le doute arrive, surtout quand on sait que la mère du personnage principal était schizophrène... Et puis je me suis mise à suspecter tout les personnages secondaires, à part sa fille Mayane, qui va finir par revenir vers son père.

La fin m'a surprise, et en bien ! Le suspense est maintenu jusqu'à la fin et m'a rendu accro aux dernières pages. Y a pas à dire, Thierry Cohen est une valeur sure !

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samedi 12 avril 2014

Un employé modèle de Paul Cleave

Editeur : Le livre de poche
Nombre de pages : 476
Prix poche : 7€50


Résumé : Christchurch, Nouvelle-Zélande. Joe Middleton contrôle les moindres aspects de son existence. Célibataire, aux petits soins pour sa mère, il travaille comme homme de ménage au département de police. Ce qui lui permet d’être au fait des enquêtes criminelles de la ville. En particulier celle relative au Boucher de Christchurch, un sérial-killer sanguinaire accusé d’avoir tué ces dernières semaines sept femmes dans des conditions atroces. Même si les modes opératoires sont semblables, Joe sait qu’une de ces femmes n’a pas été tuée par le Boucher de Christchurch. Il en est même certain, pour la simple raison qu’il est le Boucher de Christchurch. Contrarié par ce coup du sort, Joe décide de mener sa propre enquête, afin de punir lui-même le plagiaire. Et, pourquoi pas, de lui faire endosser la responsabilité des autres meurtres. Ayant accès à toutes les données de la police, il va d’abord se concentrer sur cette « septième victime » pour tenter de connaître le mobile du tueur. Il lui faudra ensuite savoir comment l’homme qu’il cherche a pu avoir connaissance de son mode opératoire dans les moindres détails, au point de leurrer les forces de l’ordre. Se mettre dans la peau du tueur, en quelque sorte : ça, il connaît !

Mon avis : Voilà un résumé alléchant, mais un livre sans saveurs ! Un début qui commençait plutôt bien avec le meurtre d'Angela. Nous découvrons le personnage de Joe, tueur en série, plutôt sympathique et drôle. Mais très vite je le trouve ennuyeux et son humour qui allégeait le livre, ne me fait plus du tout rire et me lasse. Un jour il ne peut vivre sans sa mère, et le lendemain il lui fait quand même ingurgiter de la mort aux rats... Il se fait passer pour Joe-Le-Lent au commissariat, alors qu'en fait il aurait une intelligence supérieure... Moi personnellement, ça ne m'a pas frappé... 

Je m'attendais à une vraie chasse avec se soit disant "plagiaire", un jeu de chat et la souris, mais ça s'est révélé être une enquête longue et ennuyeuse.

J'ai trouvé certaines scènes de mauvais goût. Beaucoup de clichés, le fils qui aime sa maman mais qui en secret voudrait bien l'étrangler, qui tue des femmes parce qu'il finit par se rappeler que son papa aimait les garçons... Le pire c'est toutes les descriptions interminables, la couleurs des murs, des rideaux, la forme et le type des lunettes de sa mère, ça ne s'arrête jamais.

Si vous aviez encore un doute, je vous confirme que je n'ai pas du tout accroché ! Et j'ai l'impression d'être la seule...

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samedi 29 mars 2014

La forêt des ombres de Franck Thilliez

Editeur : Pocket
Nombre de pages : 366
Prix : 7€30

Résumé : Paris, hiver 2006. Arthur Doffre, milliardaire énigmatique, est sur le point de réaliser un rêve vieux de vingt-cinq ans : ressusciter un tueur en série, le Bourreau 125, dans un livre. Un thriller que David Miller, embaumeur de profession et auteur d'un premier roman remarqué, a un mois pour écrire contre une forte somme d'argent. Reclus dans un chalet en pleine Forêt-Noire, accompagné de sa femme et de sa fille, de Doffre et de sa jeune compagne, David se met aussitôt au travail. Mais il est des fantômes que l'on ne doit pas rappeler, et la psychose saisit un à un tous les occupants de la ténébreuse demeure cernée par la neige...

Mon avis : Quand j’ai vu « huit clos » dans le descriptif du livre, j’ai grincé des dents. Ayant lu Vertige, que je n’ai pas du tout aimé, j’avais des réticences.  Elles se sont envolées aussi vite qu’elles étaient arrivées ! Dès la deuxième page, j’ai été tout simplement happé par l’histoire.

David, thanatopracteur, est un homme simple, chaleureux, il met beaucoup de cœur dans son métier, ce qui le rend sympathique, et attachant. Mais une part d’ombre à l’intérieur de lui, aime cette proximité avec la mort…  J’ai eu plus de mal par contre avec sa femme Cathy, très possessive et jalouse envers son mari. Dès qu’une femme s’approche elle montre les dents, un comble quand on sait qu’elle est sur le point de se faire avorter après l’avoir trompé avec le meilleur ami de son mari. David et Cathy ont eu une fille, Clara.

David ayant accepté la proposition d’Arthur Doffre, ils partent tous les trois pour ce chalet perdu au milieu d’une forêt, sans moyens de communication. Chalet censé être utilisé pour des expériences scientifiques sur la décomposition du corps humain après la mort. Les expérimentations sont menées sur des cadavres de cochon suspendus à la lisière de la forêt. Un cadre idyllique pour de bons moments d’angoisses au coin du feu !

Très vite David se rend compte que quelque chose cloche concernant Arthur, mais il préfère se concentrer sur son roman et sur le dossier du Bourreau 125. Le bourreau 125, qui entrait chez ses familles, attachait le mari au lit, et obligeait la femme à prélever de la peau ou autre sur le corps du mari. Ensuite, elle devait déposer dans la balance ce qu’elle avait prélevé, pour trouver le juste équilibre face à la plume de Maât… 125 grammes.  Il gravait ensuite sur le crâne de l’enfant une série de chiffres, devant les parents agonisants. Il tuait toujours les parents mais laissait aux enfants la vie sauve, pour voir germer la graine du mal en eux…

Quelque chose de noir, de sombre attire David dans cette histoire. Mais pourquoi ? La mort de sa mère peut-être… Qui tiens un rôle important dans sa vie, et se secret qu’elle a voulu lui révéler avant de mourir, qu’il n’a jamais su… Ça le ronge… L’intrigue devient alors obsédante.

Une histoire à la Shining, que j’ai dévoré en deux jours. Une fin incroyable qui pour une fois ne finira pas en happy end. Âmes sensibles s’abstenir, certaines scènes sont assez hard. Mais si vous êtes du genre thriller qui vous empêche de dormir, foncez ! Honnêtement pour ma lecture suivante je vais m’orienter sur quelque chose de plus léger, le bourreau 125 me hante encore...

 
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lundi 17 mars 2014

Ne le dis à personne... de Harlan Coben

Editeur : Pocket
Nombre de pages : 448
Prix poche : 7€70


Résumé : Cela commence par une idylle. David est pédiatre, marié à Elizabeth qu’il connaît depuis l’enfance. Ils ont pris l’habitude de se rendre régulièrement en pèlerinage sur les rives du lac Charmaine, là où ils ont échangé leur premier baiser à l’âge de douze ans. Mais le jour où Elizabeth est assassinée par un serial killer, la vie de David bascule. Il a beau s’investir à fond dans son travail, il reste inconsolable. Jusqu’au jour où il reçoit d’un inconnu un e-mail, puis une séquence vidéo sur laquelle il reconnaît sa femme sans aucun doute possible, Elizabeth qui lui demande pardon. Pourtant elle est morte, son propre père officier de police a formellement identifié le corps huit ans auparavant. Une quête angoissante commence alors que de nouvelles victimes apparaissent...

Mon avis : L'histoire n'était pas une découverte, puisque j'avais vu l'adaptation cinématographique réalisée par Guillaume Canet. Comme à son habitude, Harlan Coben nous emmène dans un univers empli de mystères et de questions.

Elizabeth et David se rendent Lac Charmaine pour leur anniversaire de mariage. Pendant la soirée, lorsqu'ils se baignent, Elizabeth se fait enlever, David va se précipiter pour la sauver, mais se fait assommer et sera laissé pour mort. Le corps d'Elizabeth sera retrouvé trois jours après, tué par un tueur en série...

Huit ans, après nous retrouvons David, médecin dans une clinique. Il reçoit un mail contenant un lien pour visionner une vidéo. Là, Elizabeth apparaît à l'écran au milieu d'une foule et un message "Pardon". D'où vient cette vidéo ? Est-ce vraiment elle ? Elizabeth est-elle toujours en vie ? Dès les premières pages, David Beck est pris dans une course poursuite haletante pour découvrir la vérité, pas de longueurs, pas un instant de répit, avec des rebondissements à tout bout de champs, notre héros va vivre à 100 à l'heure. En lisant le roman ont peut constater que Guillaume Canet a prit quelques liberté concernant l'histoire lors de l'adaptation du film, mais ça ne retire rien au dénouement du livre. Dénouement qui m'a d'ailleurs laisser sans voix, je ne m'y attendais pas du tout. 

Des personnages principaux toujours aussi attachants, David, Elizabeth, Shauna, Tyrese, et des méchants comme je les aime. Un vrai coup de cœur, je vous le conseille. 
Je vous conseille également de regarder le film ! Guillaume Canet est un génie ! 
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dimanche 16 mars 2014

Le crime parfait de Peter James

Editeur : Pocket
Nombre de pages : 128
Prix : 2€90

Quatrième de couverture : Vingt ans de mariage, ça se fête. Chacun de leur côté, Victor et Joan se préparent une petite surprise. Dans leur minable pavillon de Brighton, ou s'amoncellent désillusions et rancunes, le couple s'affaire. Cyanure pour l'un, hyperglycémie fatale pour l'autre. Deux crimes parfaits. Le tout étant de garder son sang-froid. Une gageure pour ceux qui s'aiment, comme eux, d'un aussi grand amour...


Mon avis : J'ai découvert l'univers de Peter James grâce à cette nouvelle et j'ai bien aimé. L'histoire n'est pas transcendante, mais la morale de fin est plutôt bien ! Ce qui m’intéressait le plus c'était de découvrir le style d'écriture de l'auteur. Une écriture simple, pas de descriptions sans fin, j'ai beaucoup aimé. Je pense que je renouvellerai l'expérience !
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lundi 24 février 2014

Puzzle de Franck Thilliez

Editeur : Fleuve Editions
Nombre de pages : 430
Prix grand format : 20€90
(Existe en version numérique)

Résumé : Accepteriez-vous de mourir... dans un jeu ? Ilan et Chloé sont spécialistes des chasses au trésor. Longtemps, ils ont rêvé de participer à la partie ultime. Celle de ce jeu mystérieux dont on ne connaît pas les règles, seulement le nom : Paranoïa. Le jour venu, ils reçoivent enfin la règle numéro 1 : Quoi qu'il arrive, rien de ce que vous allez vivre n'est la réalité. Il s'agit d'un jeu. Suivie, quelques heures plus tard, de la règle numéro 2 : L'un d'entre vous va mourir. Quand les joueurs trouvent un premier cadavre, quand Ilan découvre des informations liées à la disparition toujours inexpliquée de ses parents, la distinction entre le jeu et la réalité est de plus en plus difficile à établir. Paranoïa peut alors réellement commencer... Entre deux aventures scientifiques et policières de ses héros récurrents Franck Sharko et Lucie Henebelle, Franck Thilliez aime écrire des histoires qui nous emmènent de l'autre côté du miroir, en poussant toujours plus loin les limites de l'esprit humain. Et si ses personnages en viennent à douter de leur propre existence, soyez sûrs qu'il en sera de même pour vous. 

Mon avis : Je dois l’avouer, j’ai été un peu perdue au début. L’histoire commence dans un hôpital psychiatrique. Un patient Lucas Chardon, suivi pour des troubles mentaux s’apprête à révéler à sa psychiatre ce qu’il s’est passé le 22 décembre… Il lui demande d’aller chercher un objet caché dans sa chambre et de revenir avec un dictaphone. Premier mystère…


Chapitre suivant, nous nous retrouvons ce fameux jour de décembre. L’adjudant-chef Pierre Boniface et son collègue vont faire une horrible découverte dans un refuge au milieu des Alpes. Une scène macabre. Huit corps éparpillés, morts, tués à coups de tournevis. Mais un survivant… Lucas Chardon.

Chapitre trois, première partie, nous retrouvons Lucas Chardon essayant de se donner la mort par pendaison. Passage bref, mais essentiel à l’histoire. Je l’ai su une fois le livre terminé et que j’ai relu cette première partie. Tout s’éclaire. C’est dans les petits détails comme les noms ou les objets qu’on peut vite découvrir l’intrigue.
Dans ce troisième chapitre, nous découvrons le personnage principal de cette histoire, Ilan Dedisset. Ilan est un spécialiste des chasses aux trésors, ses parents ont disparus en mer, et il est persuadé d’être surveillé. Un jour, son ex petite-amie Chloé, lui rend visite pour lui dire qu’elle a enfin trouvé un moyen d’accéder au jeu « Paranoïa ».

A partir de cet instant je n’ai plus lâché le livre. J’étais comme aspiré par cette quête, plongé dans des endroits peu rassurants, au milieu de gens tout aussi suspects que mystérieux. Il y a tout d’abord l’intrigue autour du jeu, mais aussi autour des parents d’Ilan. Chercheurs, ils auraient fait une découverte qui pourrait « changer le monde ». Le père d’Ilan lui a laissé une énigme. Un dessin représentant des montagnes avec en son milieu un lac, et une petite île où se trouve un chalet. Au dessus des montagnes, un arc-en-ciel, une phrase « Ici bas c’est le chaos, mais au sommet, tu trouveras l’équilibre. Là sont toutes les réponses ». Énigme pour l’instant non résolu, mais le récit ne fait que commencer…
Déjà à ce moment, je me pose beaucoup de questions, et je suis obligé de noter la chronologie des événements pour ne pas me perdre.

« Paranoïa » est très sélective concernant la sélection des joueurs. Je parle du jeu comme d’un personnage parce que c’est l’impression que j’ai eu pendant tout le roman. Huit joueurs sont sélectionnés après plusieurs tests, Ilan et Chloé en font partie. Les joueurs sont emmenés dans un hôpital psychiatrique « Swanessong » fermé depuis des années. Là, un lieu lugubre les attends, avec pour premier principe « Quoi qu’il arrive, rien de ce que vous allez vivre n’est la réalité. Il s’agit d’un jeu. » Cette phrase prend vraiment tout son sens à la fin de l’histoire. Dans se lieu pleins de mystères, les joueurs font connaissance et ont des missions à accomplir. Certains sont habillés en médecins et d’autres en patients. Les personnages sont vraiment intéressants, ils sont très mystérieux, chacun à ses petits secrets, et je me disais tout le temps « il y quelque chose qui cloche, c’est un jeu mais si ça n’en était pas un ? ». C’est la question que je me suis posé pendant toute ma lecture. J’ai eu cette même impression en lisant Shutter Island de Dennis Lehane, et je dois dire que l’histoire est assez similaire sur certains points, par exemple l’hôpital psychiatrique perdu au milieu de nulle part. Mais je n’en dis pas plus, je ne voudrais pas gâcher le final.

Dans ce livre, Franck Thilliez a vraiment su me perdre entre la réalité et la fiction, et  le plus réussi à mon goût, est le personnage d’Ilan Dedisset. L’intrigue autour de lui est le fil conducteur du roman, et vraiment je m’accrochai à se personnage, je me disais « je dois connaître la vérité à son sujet, au sujet de Paranoïa » et en fait je me suis aperçu que j’étais dans la tête d’Ilan, j’avais la sensation de vivre ce qui lui arrivait. Et c’est aussi en cela que Franck Thilliez est excellent. Nous donner l’impression d’être au sein même de l’histoire. De la vivre.

Quand la fin arrive, je ne peux plus m’arrêter, il me faut les réponses à mes questions, et là, c’est la stupéfaction. J’avais compris toute la partie autour d’Ilan, mais le comment et le pourquoi étaient encore une énigme... Cette fin m’a vraiment ravie, alors que d’habitude j’ai tendance à être déçue.

Ce roman et La mémoire fantôme sont les deux que je préfère de Franck Thilliez. Si vous ne l’avez pas encore, foncez l’acheter !
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